Le transport maritime s'impose comme l'une des solutions les plus utilisées pour expédier des véhicules à l'international. Mais derrière cette apparente simplicité se cache une étape essentielle, et trop souvent négligée : l'arrimage.
Car lorsqu'un véhicule n'est pas correctement calé dans son conteneur, les conséquences peuvent être lourdes. Déplacements durant la traversée, dommages parfois irréversibles, litiges coûteux, voire risques pour la sécurité du navire et du personnel.
Dans cet article, nous partageons une vision claire et opérationnelle du sujet, à travers l'expertise d'Air Emballages, spécialiste de la sécurisation de fret maritime et de la mise en conformité des marchandises dangereuses depuis plus de 20 ans.
Pourquoi l'arrimage d'un véhicule est une opération critique
Lors d'une traversée maritime, un conteneur subit :
- des mouvements permanents (roulis, tangage, vibrations),
- des chocs lors des manipulations portuaires,
- des variations climatiques et hygrométriques,
- des changements brutaux d'inclinaison dans les ports.
Un véhicule non arrimé peut se déplacer de quelques centimètres. Ces quelques centimètres suffisent à :
- déformer une carrosserie,
- casser des éléments mécaniques,
- fissurer un pare-chocs,
- endommager un autre véhicule dans le même conteneur,
- rendre l'assurance inopérante.
L'arrimage n'est donc pas une option. C'est une mesure obligatoire, réglementée et indispensable.
Un arrimage sur mesure, adapté à chaque véhicule
Pour Air Emballages, chaque arrimage commence par une analyse de la marchandise et du transport. Tous les véhicules n'ont pas la même morphologie, le même empattement, ni la même sensibilité. Le calage doit être pensé en conséquence.
Les techniques que nous utilisons :
- sangles haute résistance, spécifiquement adaptées à la charge et à la dynamique maritime,
- calage bois précis pour immobiliser les roues et stabiliser la caisse,
- points d'attache optimisés pour éviter toute tension excessive,
- sécurisation complète du conteneur : positionnement, blocage, équilibre des masses.
Grâce à deux quais à niveau à Roissy-CDG, nous empotons les véhicules rapidement, en sécurité, et dans un environnement maîtrisé.
Un véhicule est-il une marchandise dangereuse en maritime ?
C'est le point que beaucoup d'expéditeurs ignorent, et la réponse n'est pas binaire.
En code IMDG, un véhicule à moteur thermique ou à pile à combustible relève de l'entrée UN 3166, classe 9. Un véhicule fonctionnant uniquement sur batterie relève de l'UN 3171. Deux dispositions spéciales déterminent alors le régime applicable.
La disposition spéciale 961 décrit les conditions dans lesquelles le véhicule n'est pas soumis au code IMDG. Elles reposent notamment sur l'état du réservoir de carburant et sur la protection des batteries contre les courts-circuits. Un véhicule qui remplit ces conditions peut être expédié comme une marchandise non dangereuse, généralement contre une attestation écrite fournie à la compagnie maritime.
La disposition spéciale 962 s'applique aux véhicules qui ne remplissent pas ces conditions. Ils sont alors classés en classe 9 sous l'UN 3166. Dans ce cas, la Déclaration de Marchandises Dangereuses (DGD) est obligatoire, même si les exigences de marquage, d'étiquetage et de placardage ne s'appliquent pas de la même manière que pour une marchandise dangereuse classique.
Autrement dit : selon l'état du véhicule au moment de l'empotage, votre expédition bascule d'un régime à l'autre. Une erreur d'appréciation à ce stade, et c'est le refus d'embarquement ou l'immobilisation du conteneur.
Notre prise en charge réglementaire
Air Emballages prend en charge l'ensemble du processus :
- identification et classification de la marchandise selon le code IMDG,
- rédaction et vérification des documents réglementaires, DGD comprise,
- marquage et étiquetage lorsqu'ils sont requis,
- conformité avec les exigences des compagnies maritimes et des autorités portuaires.
C'est un point crucial pour éviter un refus d'embarquement ou une immobilisation du conteneur.
Exportateurs, transitaires, industriels : un enjeu commun
L'arrimage de véhicules concerne :
- les exportateurs automobiles,
- les constructeurs et distributeurs,
- les transitaires maritimes,
- les industriels expédiant des véhicules utilitaires,
- les flottes d'entreprise.
Chacun d'eux doit pouvoir garantir un transport sûr, conforme et assuré. Air Emballages se positionne comme un partenaire expert, capable d'intervenir rapidement à Roissy-CDG et en extérieur selon les besoins de la marchandise.
Pourquoi faire appel à Air Emballages
Les avantages concrets pour les professionnels :
1. Expertise maritime confirmée. Techniques d'arrimage adaptées aux spécificités du transport maritime.
2. Maîtrise des réglementations internationales. Conformité IMDG, documents DGD, marquage, étiquetage.
3. Service complet, de l'arrimage à la mise en conformité. Un seul interlocuteur pour sécuriser et déclarer vos marchandises.
4. Rapidité d'intervention. Localisation stratégique à Roissy-CDG, réactivité et gestion des urgences.
5. Sécurisation optimale du fret. Votre véhicule arrive dans le même état qu'au départ. C'est la priorité.
Sécuriser un véhicule en conteneur, c'est protéger votre investissement
L'arrimage n'est pas une formalité. C'est un acte technique, réglementé et stratégique.
En confiant cette étape à Air Emballages, vous vous assurez un transport maritime sécurisé, des documents conformes et acceptés, une prestation professionnelle et transparente, et une tranquillité d'esprit totale.
Vous expédiez un véhicule prochainement ? Contactez-nous ou appelez le 01 39 90 67 23 pour un devis ou un conseil.
Questions fréquentes
Un véhicule expédié en conteneur maritime est-il une marchandise dangereuse ? Cela dépend de son état. En code IMDG, un véhicule à moteur thermique relève de l'UN 3166, classe 9. S'il remplit les conditions de la disposition spéciale 961, notamment sur le réservoir et les batteries, il peut être expédié comme marchandise non dangereuse. Sinon, la disposition spéciale 962 s'applique et une DGD est obligatoire.
Une DGD est-elle obligatoire pour expédier un véhicule par bateau ? Oui dès lors que le véhicule est classé en UN 3166 sous la disposition spéciale 962. Non s'il remplit les conditions d'exemption de la disposition spéciale 961. C'est l'analyse préalable du véhicule qui détermine le régime applicable.
Comment arrime-t-on un véhicule dans un conteneur ? Par une combinaison de sangles haute résistance dimensionnées pour la charge, de calage bois immobilisant les roues, de points d'attache adaptés et d'un positionnement qui équilibre les masses dans le conteneur.